On ne présente plus les multiples intérêts de la mare : zone refuge de la biodiversité, coin esthétique et convivial d’un jardin, îlot de fraîcheur convoité lors de certains étés. Une mare au jardin est bien utile ! Retour sur le chantier du 3 décembre qui aura permis au jardin de l’Oasis de Gerland de bénéficier du programme "Jardin Partagé, Source de Vie" développé par le Passe-Jardins en association avec DEPL.
Etape 1 : un peu de théorie...
Creuser une mare, oui, mais pas n’importe où ni n’importe comment ! Il faut de l’ombre, pour éviter qu’elle ne s’assèche, mais aussi suffisamment de soleil pour que la vie puisse s’y développer ! A l’Oasis, notre mare est encadrée par un figuier et un cornouiller, qui apporteront juste l’ombre qu’il faut.
Etape 2 : creuser la mare

Creusée en paliers, la mare atteint une profondeur de 80cm environ pour éviter que le gel ne la fige entièrement à la saison froide. Dans le cas de la mare de l’Oasis, la pollution des sols obligeait à creuser jusqu’à 50cm seulement. Il a donc fallu créer des buttes en périphérie pour obtenir lesdits 80cm.
Les paliers, quand à eux, servent à créer différents petits écosystèmes et sont dotés d’un petit bourrelet de terre qui sert à retenir les cailloux, limiter l’érosion et favoriser l’implantation des végétaux.
Armés de pioches, de bêches et de pelles, nos courageux terrassiers d’un jour s’apprêtent à passer de la théorie à la pratique !
Etape 3 : bâcher la mare
Une fois la mare creusée, on peut installer le géotextile qui permettra d’éviter que la bâche ne soit percée ou entaillée par des cailloux ou des racines.
Puis vient la bâche proprement dite, qui vient couvrir le géotextile, et dont les bords sont enfouis sous terre.

Etape 4 : remplissage et végétalisation de la mare

On remplit la mare, puis on plante quelques végétaux adaptés au milieux, des carex, des iris des marais et des salicaires, qui auront vite fait de coloniser le milieu.
Et voilà le résultat ! Une mare de plus dans notre ville qui servira à de nombreux nouveaux habitants plus ou moins visibles.
L’Oasis a également voulu créer une zone de phytoépuration par cette mare. Des cailloux et des plantes phytoépuratrices viennent donc compléter le paysage !
Un grand merci à Muriel Dubos, dont le reportage à inspiré cet article !

